La
deuxième ville principale
du Zimbabwe est Bulawayo,
qui fut le siège de
la dynastie légendaire
des rois Ndebele finalement
tombée entre les mains
des colons blancs à
la fin du siècle dernier. |
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Bulawayo
est une ville spacieuse et
attrayante d'un demi-million
d'habitants, quadrillée
de boulevards conçus
d'une largeur suffisante pour
y faire tourner un attelage
de seize boeufs.
La ville est fière
de ses vieux édifices
grandioses auxquels |
sont
accordés d'importants
crédits d'entretien.
Mais la visite ne serait pas
complète sans excursion
au musée du chemin
de fer, qui abrite des locomotives,
du matériel roulant
et des machines remontant
au début du siècle.
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| Bulawayo
héberge le siège
principal des Zimbabwe National
Railways, qui domine l'une
des plus grandes gares de
jonction du monde.
Le
parc de trains à vapeur
du Zimbabwe, superbement entretenu,
dévait être progressivement
retiré du service dans
les années 70, mais
il attire encore des passionnés
venus d'Europe, des Etats-Unis
et du monde entier pour retrouver
ici quelque vestige de leur
jeunesse perdue.
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Il
vaut la peine de faire le
voyage extrêmement romantique
de Bulawayo à Victoria
Falls à travrers plusieurs
centaines de kilomètres
de brousse.
Quelques kilomètres
en voiture au sud de Bulawayo
vous conduiront aux vieilles
collines de Matopos, un monde
d'affleurements de granite
de toutes formes qui semblent
transplantées d'une
autre planète ; dès
que vous entrez dans ce parc
national, c'est une autre
Afrique qui vous entoure.
Vous vous trouvez en présence
d'un panorama qui donne le
frisson, si menaçant
et mystérieux qu'il
ensorcela les rois Ndebele
comme les colons. |
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Aujourd'hui,
le voyageur y contemple les
tombes de Cecil Rhodes et
de ses adjoints.
Non
loin de ces monuments, dédiés
à l'ambition coloniale,
se trouvent les vestiges d'un
peuple très différent,
des peintures rupestres réalisées
par d'anciens Boschimans |
décrivant
un autre monde qui existait
il y a des milliers d'années,
avant même que le nom
de "Zimbabwe" n'ait
été inventé. |
| Photographies
: © Jean-Louis Delbende |