Le chaleureux
accueil du Directeur général Federico Mayor,
leur tour des services du Secrétariat pour constater
les changements intervenus durant l'incarcération
du Président au Nigeria sous la dernière
dictature militaire et leur entrée immédiate
dans de sérieuses discussions sur les moyens de
relancer et de renforcer la coopération entre l'UNESCO
et le Nigeria évoquaient de fait l'image d'un retour
du Président Obasanjo à son milieu naturel.
Renouveau
Le tournant
en faveur du Nigeria était déjà amorcé
à l'UNESCO. Celle-ci avait déjà été
alertée quant au besoin de se mettre en action
pour renforcer son partenariat avec le Nigeria.
Les domaines
de coopération, les modalités et les moyens
de cette coopération avaient déjà
été évoqués d'une manière
préliminaire lors de cette première visite
de reprise de contact le 18 mars 1999.
Cette visite du président nouvellement élu
et ses échanges de vues avec le Directeur général
Federico Mayor ont permis de déterminer
dans quels domaines
et comment la coopération active réinstaurée
avec le Nigeria se développerait.
Chaque
domaine de compétence de l'UNESCO a été
examiné, la première place étant
donnée à l'éducation et à
la bonne gouvernance. Un accent particulier a été
mis sur l'intention de la nouvelle administration de réexaminer
de fond en comble le système éducatif du
pays à tous les niveaux.
Une
attention particulière a été accordée
à la priorité à donner à l'éducation
de base universelle et à l'espoir d'une coopération
de l'UNESCO avec le Nigeria à l'exécution
du plan prévu pour sa réalisation.
Une
équipe spéciale intersectorielle pour la
coopération avec le Nigeria a été
créée au sein du Secrétariat par
le Directeur général avec pour mandat explicite
de produire un plan d'action spécial pour le Nigeria
dans les domaines de compétence de l'UNESCO, en
consultation avec les autorités nationales et sur
la base des plans et des programmes de la nouvelle administration
dans ces domaines. Il fallait prendre spécialement
connaissance des propositions nigérianes de réforme
de l'ensemble du système éducatif en vue
d'en améliorer la qualité et la couverture.
Les
priorités de l'UNESCO et les plans et stratégies
du Nigeria
Si
l'on considère la priorité assignée
par la Conférence générale au programme
de l'Organisation, on constate la parfaite coïncidence
entre la vision nigériane de l'éducation
et celle de l'Organisation. La priorité accordée
à l'éducation de base dans le programme
de l'actuelle administration, ainsi qu'à l'analyse
du secteur de l'éducation, à l'enseignement
technique et professionnel et à l'intensification
et à l'amélioration de la formation des
enseignants est identique à la priorité
fixée par l'UNESCO elle-même dans ces domaines.
Lorsque
le Président Obasanjo s'est rendu en France en
février 2000, la coopération entre le Nigeria
et l'UNESCO acquérait déjà la dynamique
nécessaire. La nouvelle administration avait résolument
entrepris de mettre en place les structures nationales
requises et de formuler ses politiques et ses plans, ses
engagements financiers et autres et, bien entendu, ses
objectifs. Ce faisant, ces plans et stratégies
nationaux identifiaient dûment aussi les domaines
dans lesquels les interventions extérieures et
la coopération, en particulier celle de l'UNESCO,
seraient appréciées et bienvenues.
Redynamisation
de la coopération
Dans
le contexte du renouveau des relations, le Directeur général
Federico Mayor s'était rendu au Nigeria à
l'invitation de la nouvelle administration et s'était
entretenu avec le Président et avec l'ancien Ministre
fédéral de l'éducation, le professeur
Tunde Adeniran, qui était le point focal désigné
par le ministère pour la coopération avec
!'UNESCO et le Président de la Commission nationale
nigériane pour l'UNESCO.
Le
Directeur général avait aussi eu des réunions
et des échanges de vues avec les ministres responsables
de tous les autres domaines de compétence de !'UNESCO.
Plusieurs réunions avaient été organisées
entre les institutions et structures nationales appropriées,
sous la direction du Ministère fédéral
de l'éducation, et les différentes équipes
envoyées par l'UNESCO pour travailler avec les
experts nigérians.