Dans celui-ci,
le Président Obasanjo et le Directeur général
Matsuura exprimaient leur volonté continue de "redynamiser
la coopération entre le Nigeria et l'UNESCO".
Le Président
Obasanjo rappelait que le Nigeria avait fait de l'éducation,
"en particulier l'éducation de base universelle,
une priorité nationale essentielle et attirait
l'attention sur l'importance de la réforme de l'éducation
en cours". Le Directeur général
exprimait son appréciation devant les efforts consentis
par le Nigeria sur ce plan. Il assurait le Président
de son entière détermination à faire
en sorte que l'UNESCO soutienne le Nigeria dans cette
entreprise cruciale.
Les autres
questions soulevées dans l'aide-mémoire
concernaient la contribution de l'UNESCO à l'analyse
de la politique de l'éducation et aux avis relatifs
à cette politique. Pour ce qui est du Plan spécial
de coopération entre le Nigeria et l'UNESCO, en
dehors de l'éducation, un accent particulier était
aussi mis sur la coopération dans les domaines
de la science et de la recherche fondamentales, du développement
de l'énergie solaire, du patrimoine culturel, des
activités interculturelles et du développement
des média.
Le Président
Obasanjo et M. Matsuura reaffirmaient que le Nigeria et
l'UNESCO s'efforceraient de maintenir et de renforcer
cette coopération accrue dans le cadre de tous
les domaines de compétence de l'Organisation. Le
Directeur général reconfirmait aussi que
l'UNESCO était prête à mettre son
savoir-faire à la disposition du Nigeria en tant
que de besoin aux fins des négociations avec les
sources de financement multilatérales et bilatérales.
M. Matsuura
a eu depuis de nouveaux échanges de vues avec le
Président Obasanjo et les ministères compétents
à Abuja en avril 2000, durant sa visite au Nigeria
à l'invitation du gouvernement nigérian,
et à l'occasion de la réunion internationale
sur l'éradication de la malaria. Il s'est également
entretenu avec le Président Obasanjo en septembre
2000 à New York à l'occasion de la Table
ronde sur le dialogue entre les civilisations.
Le Nigeria
a pu apprécier le dévouement de M. Matsuura
à la coopération internationale et en particulier
sa volonté résolue de porter la relation
entre l'UNESCO et le Nigeria à un niveau encore
plus haut par des plans, des propositions et des programmes
imaginatifs et bien conçus.
Des
liens plus solides
L'occasion
de mettre à l'épreuve la signification du
tournant en faveur du Nigeria à!'UNESCO est venue
à la 30ème session de l'organe suprême
de l'Organisation, la Conférence générale,
en octobre/novembre 1999. Le Nigeria a été
présent et actif à tous les niveaux de la
Conférence. A l'issue de ses débats, la
Conférence a adopté la résolution
30 C/56 relative au "Renforcement de la coopération
entre l'UNESCO et la République fédérale
du Nigeria" qui demandait au Directeur général
de "prendre toutes les mesures appropriées
pour accroître la coopération avec le Nigeria
dans le cadre de la mise en œuvre du Programme et
budget approuvé par la Conférence générale
à sa 30e session et par la mobilisation de ressources
extrabudgétaires" .
A la même
session de la Conférence générale,
le Nigeria a été élu au Conseil exécutif
et àplusieurs autres comités intergouvernementaux
de l'Organisation.
Avec l'impulsion nouvelle donnée par le Président
Obasanjo et une nouvelle équipe dirigeante au Ministère
fédéral de l'éducation pour s'occuper
du programme de coopération qui se faisait jour
et garantir une contribution de qualité du Nigeria
aux travaux de l'Organisation, le Nigeria était
vraiment de retour à l'UNESCO.
Dans le
droit fil de cette logique de renouveau, un nouvel ambassadeur
et délégué per- .
manent a aussi été nommé auprès
de l'UNESCO en janvier 2000 : le professeur M. A. Omolewa,
qui était jusqu'alors professeur d'éducation
des adultes à l'Université d'Ibadan et président
de la section éducation de. la Commission nationale
nigériane pour l'UNESCO.
Le professeur
Omolewa a aussi été nommé représentant
du Nigeria au Conseil exécutif. Le Nigeria s'est
ainsi de nouveau attaché à participer de
manière responsable et active aux travaux de l'UNESCO,
en tant que membre du Conseil exécutif, en tant
que membre de divers comités intergouvernementaux
de l'UNESCO, et à travers sa délégation
permanente.
Le retour
du Nigeria au Conseil exécutif l'a placé
en première ligne des activités de l'UNESCO
et il n'a pas perdu de temps à se donner un rôle
résolu et calmement responsable dans les travaux
du Conseil. Cette politique de présence visible,
positive, productive et responsable actuellement mise
en pratique au Conseil exécutif guide aussi le
comportement du Nigeria au sein de tous les autres organes
auxquels il a été élu. Cela est important
non seulement pour nous acquitter de notre mandat qui
est de servir les intérêts du Nigeria, mais
surtout parce que le Nigeria occupe tous ces sièges
dans tous ces organes en tant que représentant
du continent auquel nous appartenons - l'Afrique.
Associé
à l'action de l'UNESCO depuis son élection,
le Président Obasanjo ne s'y est nullement limité
à poursuivre les seuls intérêts du
Nigeria Il a continué à s'intéresser
aux grandes questions auxquelles est confrontée
l'humanité et aux efforts que doit déployer
la communauté internationale pour y faire face.
C'est dans ce contexte qu'il a participé aux travaux
du Forum mondial sur !'éducation qui s'est tenu
à Dakar en avril 2000.
A cette
occasion, intervenant sur le thème "L'éducation
pour l'Afrique au 21ème siècle",
le Président Obasanjo a appelé l'attention
de la réunion mondiale sur !'importance de l'éducation
comme instrument décisif du changement. Il a réclamé
une action d'urgence pour enrayer le déficit de
développement qui pesait sur la plupart des pays
du tiers monde et plaidé pour l'annulation de la
dette qui empêche ces pays, en particulier en Afrique,
de trouver les ressources nécessaires pour leurs
programmes d'éducation. le Président Obasanjo
n'a pas hésité à réitérer
son argumentation en faveur de "la remise de
toutes les dettes africaines".
"Le
village mondial du siècle qui commence ne peut
se permettre d'avoir à sa périphérie
des ghettos appauvris", a insisté le
Président Obasanjo. Il a souligné les énormes
défis du nouveau siècle et invoqué
l'esprit de solidarité internationale en concluant
que "la communauté internationale devra
aider les pays les plus pauvres d'Afrique à relever
ces défis de façon que l'Afrique puisse,
dès le début de ce siècle, élever
son niveau d'éducation pour s'intégrer au
grand mouvement mondial du siècle. L'esprit de
solidarité internationale n'exige rien de moins.
Et ce n'est qu'alors que la mondialisation pourra commencer
à avoir un sens et une utilité pour l'Afrique".
Sous la
direction du Président Obasanjo, et eu égard
à la visibilité accrue des activités
qui lient le Nigeria à l'UNESCO dans le cadre des
programmes et des projets mis au point au bénéfice
du pays, le Nigeria et les Nigérians ont des attentes
concernant les fruits de cette coopération.
L'UNESCO considère l'éducation comme indispensable
à une plus large diffusion de la culture, de la
paix et de la justice, de la liberté et de la dignité
humaine, et c'est pourquoi elle la favorise et l'utilise
comme moyen de réaliser la paix et l'unité
mondiales. Cela concorde parfaitement avec l'idée
que se fait l'actuelle administration nigériane
de l'importance et de la signification de l'éducation,
ainsi qu'avec les programmes que mène l'administration
pour atteindre ses objectifs éducatifs nationaux.
Sous l'administration
du Président Obasanjo, le Nigeria a lancé
son Programme d'éducation de base universelle.
L'UNESCO, l'UNICEF la Banque mondiale et d'autres institutions
internationales sont à la tête de la croisade
visant à réaliser l'Education pour tous
d'ici à 2015. Eu égard au rôle vital
que l'UNESCO n'a cessé de jouer dans le domaine
de !'éducation au long des années, nous
continuerons, au Nigeria, à beaucoup attendre de
la volonté constante de l'Organisation de contribuer
à élever le niveau d'alphabétisation
des citoyens, à développer l'éducation
de base et à renforcer les capacités, ainsi
qu'à promouvoir les partenariats et à répondre
aux besoins éducatifs fondamentaux des adolescents,
des jeunes et des adultes. Nous comptons aussi sur l'engagement
de l'UNESCO et ses contributions pour développer
les capacités des formateurs, des instructeurs
et autres personnels clés de l'éducation.
Dialogue
entre les nations
Il serait
erroné de donner l'impression que les préoccupations
et l'implication personnelles du Président Obasanjo
dans les activités de l'UNESCO se limitent au domaine
de !'éducation. Il est certain que l'éducation
constitue pour lui une préoccupation majeure et
revêt une grande importance dans le programme de
son administration pour le développement général
du Nigeria, mais elle n'est en aucune manière le
seul domaine auquel il s'intéresse et apporte sa
participation et sa contribution personnelles.
En septembre
2000, l'UNESCO et son Directeur général
ont organisé à New York, dans le cadre des
programmes culturels de l'UNESCO, une table ronde présidentielle
sur le dialogue entre les civilisations. Le Président
Obasanjo a été au premier rang des présidents
et chefs d'Etat qui ont accepté l'invitation de
l'UNESCO et pris part aux débats de cette table
ronde. L'occasion lui a ainsi été donnée
de poursuivre, entre autres thèmes, son plaidoyer
en faveur de l'Afrique et en particulier du sort des nations
africaines dans l'ordre international existant.
Il n'est
donc pas surprenant que le Directeur Général
de l'UNESCO, M. Koïchiro Matuura, ait décidé
d'inviter le Président Olusegun Obasanjo à
l'ouverture de la 31 e Session de la Conférence
Générale.Le Président Obasanjo a,
dans son message, mis en lumière les préoccupations
du Nigeria, de l'Afrique et des pays en développement
en général. Il a égaIement défini
ce que l'on attendait de !'UNESCO et lance un appel à
tous pour qu'ils apportent leur plein soutien à
l'UNESCO.
Dividendes
Il est
incontestable que du fait du leadership exercé
par Obasanjo en faveur de la coopération avec l'UNESCO,
le Nigeria a acquis une plus grande visibilité
à l'Organisation. Cela est clairement apparu lors
de la 30ème session de la Conférence générale
en 1999, avec l'élection du Nigeria aux organes
intergouvernementaux suivants de l'Organisation :
. le Conseil
exécutif
. le Conseil du Bureau international d'éducation
(BlE)
. le Conseil intergouvernemental du Programme international
pour le développement de la communication (PlOC)
. le Comité intergouvernemental du Programme international
d'informatique (PII)
. le Conseil international de coordination du Programme
sur l'homme et la biosphère (MAB)
. le Conseil intergouvernemental du . Programme hydrologique
international (PHI)
. la Commission océanographique intergouvernementale
(COI) : 4e vice-président
. le Comité des pensions du personnel de l'UNESCO